Capes, agreg : a pu ?

Publié le par Fanny

Elle court, elle court la rumeur... comme quoi les concours de recrutement des professeurs (donc, Capes et agrégation, si ce n'est plus) seraient amenés à disparaître dans un avenir très proche (on parle de suppression dès 2009... [va falloir que je me dépèche moi... ;-)]). Elle court tellement cette rumeur que ce n'est même plus une rumeur !

Et d'ailleurs, il faudrait être bien naïf (ou aveugle) pour s'en étonner par les temps qui court ! 
Effectivement, il est clair que le gouvernement actuel diminue le nombre de fonctionnaires, et que s'il pouvait se séparer de ce fardeau qu'est l'éducation nationnale, il le ferait en sautant de joie. Or, en supprimant les concours et en les remplaçant par des masters dans les IUFM, bye bye les profs fonctionnaires, et bonjour les profs au chômage, et qui devront aller démarcher les proviseurs pour se faire embaucher (mais au fait, ils vont devenir quoi les proviseurs/principals ?) : c'est un premier grand pas de fait pour tuer le service publique.

Bon, vous allez me dire que c'est l'harmonisation européenne... Certes, certes, mais elle a bon dos l'harmonisation européenne... et harmoniser les nullités, ce n'est pas forcément une bonne idée.

Les temps sont durs mes amis... Il est plus que temps d'avoir ces sacrés concours, et même avec, l'avenir risque de ne pas être très rose...
Et là, on dit : "Merci Sarko !".


Et à côté de cela, on veut faire travailler les profs davantage. Alors, on instaure une nouvelle idiotie (je reste polie, je reste polie), avec le soutien pour tous, ou pour les nuls (je n'ai pas bien suivi en fait), ah pardon, on ne dit pas les nuls, honte à moi, mais les élèves en difficulté, ça fait plus classe, comme vous pouvez le constater, bref, on veut proposer du soutien scolaire aux élèves pendant les vacances scolaires. Parce que au gouvernement, on vient de se rendre compte que pas mal d'élèves (dont les parents ont de l'argent bien évidement) suivent des cours particuliers. Alors, le bon samaritain de Sarko a pensé qu'on pourrait offrir ça à tous... puis, c'est vrai, c'est bien, ça colle bien avec son "travailler plus pour gagner plus" : donc, on va demander aux profs volontaires (^^) de venir faire ça pendant leurs vacances... et en même temps, on réduit considérablement le nombre de postes au concours (d'un autre côté, on l'a vu, c'est dans la lignée de ce qui précède : il faut tout de même bien préparer les gens à la suppression pure et simple de ces concours)... c'est logique, bien sûr.

Sauf que... sauf que ce n'est pas pour rien que l'on a créé les vacances (quelle idée de génie au passage :-D) ; il faut bien que les pauvres petits se reposent. Certes, il vaut mieux pour certains qu'ils soient en classe que chez eux ou dans la rue, mais de là à les faire travailler 10 mois non stop sur 12, il y a une limite ! 

Ce qui est encore plus énervant, c'est que l'on reconnaît par là, l'insuffisance même de l'école (qui doit grâcement apparaître dans ces messages, sûrement truffés de fautes d'orthographe, j'en suis fort marrie cher lecteur, mais que veux-tu, le mal est là...). 
L'école ne suffit plus, il faut des cours en plus des cours... Comme si on n'en avait pas assez, et pour des résultats bien médiocres d'ailleurs au plan européen (héhé, on le retrouve !). 
Alors, pourquoi ne pas s'attaquer au problème à la base ? Et, au lieu de diminuer le nombre de postes aux concours, le stabiliser, à défaut de l'augmenter (j'ai cessé de réver avec Sarko au pouvoir), et faire des classes beaucoup moins chargées, comme c'est le cas dans certains pays nordiques ayant de très bons résultats. Les porfs pourraient ainsi mieux faire leur boulot, seraient plus disponibles pour les élèves, et on réduirait sans doute en partie ce genre de problème. Mais là, on nage en pleine utopie...


Si je vous dis que le rapport Attali suggère qu'il faille augmenter le nombre de postes aux concours, vous me croyez ? :-D


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Publié dans IUFM

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